0SOFIA BOUTELLA
STYLE
SOFIA BOUTELLA
STYLE
SOFIA BOUTELLA
STYLE
SOFIA BOUTELLA
Sofia fréquente en effet les salles de danse depuis l’âge
de 5 ans. En tutu d’abord, inscrite par son père au cours de danse classique. La famille Boutella vit à l’époque à Alger, dans une maison où l’art fait partie du quotidien : sa mère est architecte, son père, Safy Boutella, est compositeur, diplômé de la célèbre école de musique de Berklee, son oncle aussi est musicien. En 1992, ils quittent l’Algérie ensanglantée par les attentats du FIS. Sofia a 10 ans. Elle découvre Paris et… la GRS.
« C’étaient les Jeux olympiques, se souvient-elle. J’ai découvert la GRS à la télé. J’ai tout de suite voulu essayer. » Et quand Sofia essaye, elle ne fait pas les choses à moitié : à l’âge de 18 ans, elle est sélectionnée en équipe nationale. « Pourtant, je ne me voyais pas devenir gymnaste professionnelle, aller jusqu’aux J.O. » Peut-être parce qu’entre-temps, elle a fait une rencontre vraiment décisive : celle du freestyle. « J’avais 16 ans et je suivais les activités de la M.J.C. de mon quartier. Quand j’arrivais en avance, je regardais les danseurs de hip-hop. » Alors, elle commence à s’entraîner avec eux, prend des cours en parallèle. Puis, rentre dans la troupe des Vagabond Crew, un collectif de danseurs reconnus champions du monde de battle de hip-hop en 2006 : « C’est eux qui m’ont tout appris, c’est là que j’ai connu mes meilleures évolutions, mes meilleurs souvenirs. »
0